La Roja et le rêve d'une deuxième étoile : de la fête de 2010 au Mondial 2026
Seize ans après sa première étoile, l'Espagne se remet à rêver. En ce mois de juillet 2026, la Roja est toujours en course au Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, et chaque soir de match, à Valence comme partout dans le pays, une même question flotte au-dessus des terrasses : et si ça recommençait ? Ce 6 juillet, à Dallas, l'Espagne a éliminé le Portugal (1-0) en huitième de finale et file en quarts, portée par l'un des effectifs les plus séduisants du tournoi. De quoi replonger dans le souvenir de 2010, et se prendre à imaginer la suite.
Comment l'Espagne a-t-elle battu le Portugal ?
Sur un but tardif, au bout du suspense. À Dallas, le 6 juillet 2026, il a fallu attendre la première minute du temps additionnel de la seconde période pour voir Mikel Merino délivrer la Roja et inscrire l'unique but de la rencontre. L'Espagne s'impose 1-0 et rejoint les quarts de finale, où elle affrontera le vainqueur de États-Unis - Belgique. Côté portugais, la sortie a un goût d'adieu : ce huitième a marqué la fin du parcours en Coupe du monde de Cristiano Ronaldo, à 41 ans.
Quel a été le parcours de l'Espagne jusqu'ici ?
Un démarrage poussif, puis une vraie montée en puissance. La Roja a mal lancé son tournoi le 15 juin, tenue en échec 0-0 par le Cap-Vert, modeste débutant, dans un match frustrant où les occasions ont manqué de tranchant. La réponse a été cinglante six jours plus tard, le 21 juin à Atlanta : un festival 4-0 contre l'Arabie saoudite, avec le tout premier but en Coupe du monde de Lamine Yamal (10e), un doublé de Mikel Oyarzabal (21e et 24e) et un but contre son camp d'Al Tambakti (49e). Trois buts en vingt-cinq minutes, une démonstration. Le 26 juin, l'Espagne a bouclé la phase de groupes par un 1-0 sur l'Uruguay, sur une frappe d'Álex Baena à la 42e minute, s'assurant la première place du groupe H. En seizièmes de finale, elle a déroulé le 2 juillet à Los Angeles : 3-0 contre l'Autriche, porté par un nouveau doublé d'Oyarzabal (36e et 89e) et un but de Pedro Porro (66e), sa première victoire à élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre de 2010. Puis, le 6 juillet à Dallas, elle a fait tomber le Portugal 1-0 en huitièmes, sur le but de Mikel Merino dans le temps additionnel, pour filer en quarts. Cinq matchs, une seule fausse note au départ, et un Oyarzabal déjà à quatre buts : la Roja monte en régime au bon moment.
Que s'est-il passé en 2010, la première étoile de l'Espagne ?
L'Espagne a gagné sa première Coupe du monde le 11 juillet 2010, en battant les Pays-Bas 1-0 à Soccer City, à Johannesburg. Le but est resté dans toutes les mémoires : à la 116e minute, en prolongation, Andrés Iniesta reprend une passe de Cesc Fàbregas et fusille le gardien néerlandais. C'est le but victorieux le plus tardif de l'histoire d'une finale de Coupe du monde. Ce soir-là, l'Espagne, dirigée par Vicente del Bosque et emmenée par son capitaine Iker Casillas, devient la huitième nation championne du monde. David Villa, auteur de cinq buts dans le tournoi, finit parmi les meilleurs buteurs. La finale fut âpre : l'arbitre Howard Webb distribua quatorze cartons jaunes et expulsa le Néerlandais Heitinga.
Comment l'Espagne a-t-elle fêté ce premier titre ?
Par une liesse nationale comme le pays en avait rarement connu. Les joueurs se sont envolés vers Madrid, où des centaines de milliers de personnes ont envahi les rues pour le retour des champions. Partout ailleurs, les villes se sont parées aux couleurs de la Roja : à Valence aussi, la façade de l'hôtel de ville s'est illuminée pour saluer le titre. Dans les plazas, les klaxons, les drapeaux rouge et or et les bains de foule ont duré une bonne partie de la nuit. Pour toute une génération d'Espagnols, c'est un souvenir d'été qui ne s'efface pas.
Quel est le lien entre la Roja et Valence ?
Il est plus fort qu'on ne le croit. En 2010, trois joueurs passés par Valencia CF ont soulevé la Coupe du monde : David Villa, alors star du club et l'un des meilleurs buteurs du tournoi avec cinq buts, David Silva, artiste du milieu offensif, et le jeune Juan Mata. Trois champions du monde qui, quelques semaines plus tôt, jouaient encore à Mestalla, avant de partir vers Barcelone et Manchester City. Autant dire que Valence a une part d'héritage dans cette première étoile.
Seize ans plus tard, le flambeau valencien a un nom : Ferran Torres. Né à Foios, à quelques kilomètres du centre de Valence, formé à Valencia CF dès l'âge de six ans, il a été le premier joueur né dans les années 2000 à disputer la Liga. Devenu attaquant du FC Barcelone et cadre de la sélection, il porte aujourd'hui les couleurs de la Roja. Si l'Espagne devait décrocher une deuxième étoile en 2026, un enfant de la région serait de la fête.
Qui sont les joueurs emblématiques de la Roja en 2026 ?
Une génération dorée, plus jeune et plus flamboyante encore que celle de 2010. Dirigée par le sélectionneur Luis de la Fuente, cette Espagne présente une particularité inédite : pour la première fois, aucun joueur du Real Madrid n'y figure. Le cœur de l'équipe bat au FC Barcelone et à l'Athletic Bilbao. Petit tour d'horizon des visages à connaître.
| Joueur | Poste | Club | À retenir |
|---|---|---|---|
| Unai Simón | Gardien | Athletic Club | Le dernier rempart, calme et sûr dans les grands rendez-vous. |
| Rodri | Milieu | Manchester City | Ballon d'Or 2024, le métronome qui relie défense et attaque. |
| Pedri | Milieu | FC Barcelone | L'élégance faite joueur, la passe qui casse les lignes. |
| Gavi | Milieu | FC Barcelone | Le feu et le pressing, l'âme guerrière du milieu. |
| Lamine Yamal | Ailier | FC Barcelone | 18 ans, le phénomène de sa génération, déjà décisif. |
| Nico Williams | Ailier | Athletic Club | La vitesse pure et le dribble qui fait lever les foules. |
| Ferran Torres | Attaquant | FC Barcelone | L'enfant de Foios, formé à Valencia CF, la fierté locale. |
Au milieu de ces noms, deux résument l'époque. Rodri, d'abord, sacré meilleur joueur du monde en 2024 : posé devant la défense, il fait tourner l'équipe et éteint les contre-attaques adverses. Lamine Yamal, ensuite : à seulement 18 ans, l'ailier du Barça est déjà considéré comme l'un des tout meilleurs de la planète, capable de renverser un match d'un dribble. Entre les deux, l'intelligence de Pedri, l'énergie de Gavi, la fougue de Nico Williams. Et, discret mais bien présent, le Valencien Ferran Torres.
Et si l'Espagne décrochait une deuxième étoile en 2026 ?
Alors imagine la scène. Un soir d'été, la Plaza del Ayuntamiento noire de monde, les fontaines prises d'assaut, les drapeaux rouge et or à chaque balcon, les klaxons jusqu'à l'aube et cette impression, rare, de vivre quelque chose ensemble. Imagine les pubs de Ruzafa et d'El Carmen qui explosent au coup de sifflet final, les inconnus qui tombent dans les bras les uns des autres, les expatriés qui découvrent ce que veut dire une fête de titre à l'espagnole. Et imagine, cerise sur le gâteau, un gamin de Foios en train de soulever la Coupe.
Rien n'est joué, bien sûr, et le chemin est encore long. Mais c'est cela, la magie d'une Coupe du monde : le droit de rêver, ensemble, le temps d'un tournoi. Alors on croise les doigts, on prépare les terrasses, et on se donne rendez-vous devant les écrans. Pourvu que ça recommence.
En bref
- 2010 : première Coupe du monde de l'Espagne, but d'Iniesta à la 116e minute, 1-0 contre les Pays-Bas.
- Valence dans l'histoire : Villa, Silva et Mata, champions du monde 2010 passés par Valencia CF ; Ferran Torres, l'enfant de Foios, en 2026.
- 2026 : une génération menée par Rodri (Ballon d'Or 2024) et Lamine Yamal (18 ans), sans aucun joueur du Real Madrid ; qualifiée en quarts après avoir battu le Portugal 1-0.
Questions fréquentes
L'Espagne a-t-elle battu le Portugal au Mondial 2026 ?
Oui, 1-0 en huitième de finale, le 6 juillet 2026 à Dallas, sur un but de Mikel Merino dans le temps additionnel. La Roja file en quarts de finale.
Quand l'Espagne a-t-elle gagné sa première Coupe du monde ?
Le 11 juillet 2010, en Afrique du Sud, en battant les Pays-Bas 1-0 en finale. C'est le seul titre mondial de la Roja à ce jour.
Qui a marqué le but de la finale 2010 ?
Andrés Iniesta, à la 116e minute, en prolongation, sur une passe de Cesc Fàbregas. C'est le but victorieux le plus tardif de l'histoire d'une finale de Coupe du monde.
Quels joueurs de Valencia CF ont été champions du monde en 2010 ?
David Villa, David Silva et Juan Mata, tous trois passés par le club valencien, faisaient partie de la sélection sacrée.
Y a-t-il un Valencien dans la sélection espagnole en 2026 ?
Oui, Ferran Torres, né à Foios et formé à Valencia CF, aujourd'hui attaquant du FC Barcelone et de la Roja.
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